Courrier au instances

Objet : Suite AMI EC 2017 (Région Bretagne / Ademe): Economie Circulaire Domaine Métal ++ Association TPUV La petite ReCycleRie (Mme Cousin, Responsable Economie circulaire Région Bretagne)

Plestin les grèves, le 7 Juin 2017

Madame Cousin,

Je vais répondre par un seul et unique email à votre dernier échange et, par la même occasion, au courrier de l'Ademe reçu dernièrement (Je place donc en copie Mme Plassart et Mr Petitjean de l’Ademe Bretagne). Je place en copie CCI également le bureau de l'association. Les autres adhérents et contacts, recevront en ce sens, une newsletter.

Je m'appelle Philippe Richon-Irsael (et non Richon!) et je suis l'un des fondateurs des structures parisiennes et celle de Bretagne. Elles sont toutes liées et depuis bientôt 10 années, elles participent, sur le terrain, à l'économie circulaire de notre domaine.

Nous sommes arrivées au paroxysme du recyclage du domaine et la seule structure réellement innovante sur ce secteur en France est La petite ReCycleRie. Projet que vous décidez, conjointement, votre service de région et l'Ademe, de ne pas soutenir.

Mon collègue vous précisez qu'il comprenait votre façon de fonctionner, vos réactions et surtout, le format avec les critères qui règnent dans vos services. Je les comprends également mais je ne peux que vous notifiez mon désaccord lorsque je lis les critères de non "sélection" avancés par l'Ademe:

En effet, les critères de non sélection qui suivent, "Le caractère collectif de l'installation", "la réalisation d'une étude de faisabilité", "la compatibilité avec le plan d'élimination des déchets", "l'identification des gisements entrants", "l'identification des filières de valorisation", "la valorisation des déchets non valorisés ou le développement de capacités nouvelles", prouvent que vous n'avez pas lu notre dossier de présentation couplé au dossier cerfa.

Il y a qq mois, Mme Plassart (Ademe Bretagne), qui s'occupe en parallèle également, du tourisme à vélo en Bretagne (Sic!) nous indiquait qu'elle ne comprenait pas nos besoins. J'ai la nette impression que lorsqu'un dossier comporte plus de deux pages, il n'est pas lu et il n'est surtout pas étudié.

Penser que d'autres structures similaires (Souvent plus politisés que réellement investies sur le terrain) existent et que de ce fait, il n'est pas primordial d’accompagner celles qui s’en distinguent, est une grosse erreur...

Monsieur Petitjean de l'Ademe Bretagne nous dirige dans leur courrier vers l"Objèterie", nouvelle structure déchèterie de Lannion. L'objèterie est certainement une "prouesse" architecturale mais elle n'est en aucun cas une référence pour nous. Financée largement par vos services, je peux comprendre qu'elle devienne pour vous, malgré sont état actuel, la référence...

Nous sommes en place depuis plus longtemps que cette déchèterie, la section Recyclerie de l'Objèterie n'est pas encore opérationnelle alors que nos services de collectes, de recyclage, de upcycling, sont déja en fonction.

Tout comme "Les chiffonniers de la joie" (Recyclerie de la région proche, Pays de Morlaix), l"Objèterie" (Déchèterie du Lannion Trégor) sont des structures généralistes telles qu'Emmaüs*, elles ne respectent pas et ne pourront respecter les circuits courts, efficients et vertueux imposés par ces nouvelles lois de transition énergétique.
Nous connaissons le terrain et les actions de chaque "acteur". Il suffit de rendre visite à ces structures pour remarquer que les produits à recycler sont en grande majorité, replacés en bennes pour la transformation…

Nous resituons les accueils et les suivis désagréables de Mme Lamandé (Services Déchets du Lannion Trégor Communauté), Mme Alleaume (Tourisme régional) et de la direction du LTC (Monsieur Lejeune), plus à même de camper sur les schémas incriminés dans ce courrier, voir même de stagner sur des connivences partisanes, que d’accompagner les actions citoyennes innovantes.

Nous contraindre à nous diriger vers des structures qui restent dans des schémas classiques de recyclage (On récupère, on vend ce qui est vendable, et on refourgue en benne de déchèterie le reste!) tout en plaçant un personnel non formé, non qualifié (Insertion, Handicap, Artistes), ne rentre pas dans notre vision d'innovation. L'innovation demandée par tous!

En conclusion, vous privilégiez les effets d'annonces de structures dites de tête de réseau qui, dans l'absolu, n'apportent que de l'éphémère sur le terrain et de l'incompréhension chez les habitants; vous choisissez des structures privés à but lucratif (certainement pas à but éducatif!) ou des structures, nobles par ailleurs*, qui ne touchent pas directement les publics attendus.

Les fortes sommes investies dans les salaires des personnels qui sélectionnent les projets, les colloques, les débats, les réunions, ne peuvent que faire stagner la transition voulue dans le domaine de l'économie circulaire et du tourisme durable.

Comprenez que le Local réfléchi est plus important que le choubidoua voulu pour soit disant fédérer...

Par vos différentes réactions, par votre incompréhension du Local juxtaposé au domaine ciblé, par vos différentes réponses négatives, nous nous attèlerons donc sur nos prochains supports de communication et, tout au long de nos actions, ici et ailleurs, à pointer ces incohérences, tout en citant vos propos et vos coordonnées.

Il est de notre devoir de démontrer que nos engagements et les valeurs d'un proche avenir, doivent être soutenus. Nous nous sentions apolitiques, vos positions nous ont fait évoluer. Nous conclurons définitivement en fin de mois, par un courrier envoyé vers le nouveau ministère, celui de la Transition Ecologique et Solidaire.

Je m'affairerai également à rencontrer son représentant sur Paris. Les différents articles de presse régionale et nationale iront, tout comme la communication sur nos réseaux sociaux, également en ce sens.

Cordialement.

Philippe Richon-Israel
Association La petite ReCycleRie